Roméo et Juliette ~ Shakespeare #unétépourlire

J’ai trouvé ce livre en allant chez Emmaüs, mes yeux se sont posés dessus en farfouillant dans les étagères. Ça tombait à pic puisque le challenge arrivait, qu’il fallait une pièce théâtre pour la catégorie classique. J’avais bien “le roi se meurt” de Ionesco sous le coude – auteur que j’adore – mais Roméo et Juliette, tout de même, ça faisait longtemps que j’avais envie de le lire !

Nous voilà face à une pièce de théâtre tragique signée Shakespeare. Beaucoup connaissent j’imagine, c’est un tel classique de la littérature que le titre et l’histoire globale étaient ancrés dans ma tête mais je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre en termes de dialogues…

Pour ceux qui ne connaitraient pas encore, voici un court résumé :

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“A Vérone, où les Montaigu et les Capulet se vouent une haine ancestrale, Roméo (fils de Montaigu) est amoureux de Rosaline, tandis que Capulet s’apprête à donner une grande fête pour permettre à Juliette, sa fille, de rencontrer le comte Pâris qui l’a demandée en mariage. Parce qu’il croit que Rosaline s’y trouvera, Roméo se rend au bal – et pour Juliette éprouve un coup de foudre aussitôt réciproque. Sous le balcon de la jeune fille, il lui déclare le soir même son amour puis, le lendemain, prie frère Laurent de les marier et de réconcilier leurs familles ennemies. Mais la comédie va virer à la tragédie…”

L’histoire se déroule principalement à Vérone, en Italie. Deux familles, les Montaigu et les Capulet, ne peuvent se supporter, régulièrement, les neveux du père de Roméo et de la mère de Juliette se lancent des pics gratuits dès qu’ils se croisent, emportent avec eux les valets qui suivent le mouvement et s’ensuivent des scènes de brimades voir d’affrontement à l’épée. J’aime beaucoup ces scènes, d’autant plus qu’elles partent très souvent d’un sujet futile, ce qui rend l’action un peu ridicule à mon sens et on trouve alors l’aspect comique de la pièce. Roméo, le fils Montaigu, rencontre Juliette, la fille des Capulet, lors d’un bal auquel il se rend déguisé. Il tombe éperdument amoureux de Juliette et souhaite l’épouser, s’en suit alors un véritable parcours de combattant, pour se marier en douce, pour éviter le mariage de Juliette avec un autre, pour cacher tout cela à (presque) tout le monde, imaginez un peu le tableau…

Les personnages que je préfère sont Roméo et la nourrice de Juliette. Le premier car il semble vraiment être bon, il ne prend pas part à la bataille entre les deux camps et tente souvent d’apaiser la situation, il se démène pour Juliette et est prêt à tout abandonner pour elle. La nourrice, parce qu’elle court dans tous les sens pour satisfaire Juliette mais a beaucoup de répondant ce qui ramène à la comédie et c’est une chose que j’apprécie. Je dois avouer que Juliette n’est pas mon protagoniste favori, bien que le passage où son père porte des mots très violents à son égard parce qu’elle refuse un mariage arrangé m’est marqué (je ne m’y attendais pas), elle est beaucoup trop “princesse” à mon goût.

J’ai lu cette pièce en français mais je suis curieuse de lire l’original – ça viendra certainement un jour – puisque la sonorité des phrase, les jeux de mots sur leur sens ou leurs sonorités sont une part très importante de la pièce et même si la traduction tente de se rapprocher au mieux des effets en gardant le sens, je pense qu’on doit louper de belles “pirouettes littéraires” ! Enfin elle est écrite en vers et dans un langage d’époque, ce n’est donc pas une lecture des plus aisées mais rassurez-vous, il y a beaucoup d’annotations qui permettent de tout comprendre.

Sans plus attendre, un extrait :

– Alors, bonne et douce Nourrice, Seigneur Dieu, pourquoi cet air triste ?

Même si les nouvelles sont tristes, dis-les d’un air joyeux.

Si elles sont bonnes, tu gâche la musique des douces nouvelles

En la jouant devant moi avec un visage aussi aigre.

 

– Je suis éreintée, laissez-moi en paix un moment.

Hélas, mes pauvres os ! Quelle équipée !

 

– Je voudrais que tu aies mes os et moi tes nouvelles.

Allez, je t’en prie, parle, bonne, bonne Nourrice, parle.

 

– Doux Jésus ! quelle hâte ! Ne pouvez-vous pas attendre un peu ?

Vous ne voyez donc pas que je suis à bout de souffle ?

 

– Comment peux-tu être à bout de souffle, quand tu as assez de souffle

Pour me dire que tu es à bout de souffle ?

L’excuse que tu imagines pour ce retard prend plus de temps

Que le récit que tu t’excuses de ne pas faire.

Les nouvelles sont-elles bonnes ou mauvaises ? Réponds.

Dis oui ou non. Pour les détails j’attendrai.

Je veux savoir : sont-elles bonnes ou mauvaises ?

 

– Bien. Vous avez fait un choix stupide. Vous ne savez pas choisir un homme. […]


Roméo et Juliette – Shakespeare
181 pages
édité par le livre de poche
première publication en 2005 (traduction – pièce originale de 1595)

Image libre de droits

Propriété exclusive (OMPI)

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Une réflexion sur “Roméo et Juliette ~ Shakespeare #unétépourlire

  1. parvabulla dit :

    Je l’ai lu il y a quelques années afin de me faire mon propre avis sur ce classique, cela m’a permis de me réconcilier avec une histoire trop entendu et vu. J’ai aussi regretté de ne pas être capable de le lire en version originale afin de me rendre compte de la beauté de la pièce dans son intégralité (histoire et style d’écriture), j’espère le pouvoir un jour.

    Aimé par 1 personne

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