Les vacances d’un sérial killer ~ N. Monfils #unétépourlire

Les vacances d’un sérial killer – Nadine Monfils

Pour le challenge de l’été, #unétépourlire, auquel je participe, il me fallait un livre dont l’histoire se déroule en été pour la catégorie partage (J’en parle dans un article un peu plus ancien). Celui-ci se trouvait depuis longtemps dans ma bibliothèque sans que je ne l’ai jamais lu, c’était donc la parfaite occasion !

“En quittant sa fabrique de boulettes sauce lapin pour l’été, Alfonse s’imaginait pépère au soleil de la mer du Nord… Des vacances ? Tu parles ! On n’a pas fait 100 bornes que sa femme, mégère aux fausses allures de starlette, et ses gosses, deux ados décérébrés, lui tapent sur le pompon. Et que dire de sa belle-mère et de sa roulotte pourrie qui casse l’esthétique de la bagnole ? Avec soixante ans de retard, Mamie a décidé de jouer les Bonnie and Clyde avec le premier julot venu. Elles vont être belles les cartes postales !”

Voilà ce que j’ai pu lire sur la quatrième de couverture, le tout, agrémenté d’une dédicace à Annie Cordy ainsi qu’une citation d’une chanson de Philippe Katerine “Non, mais laissez-moi manger ma banane, tout nu sur la plage.” – je vous laisserai le soin d’aller écouter tout ça.

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Il s’agit donc d’une famille Belge qui part en vacances à Blankenberge, au bord de la mer du Nord. Le père de famille, Alfonse est un fan de tuning, la mère, Josette adore lire les magazine people du type voici et y a même trouvé le nom de ses enfants, Steven et Lourde. L’un qui ne quitte jamais sa caméra et veut devenir réalisateur, l’autre souhaitant être actrice. Sans bien-sûr oublié mémé cornemuse, la mère de Josette, une grand-mère “madame Irma” à la libido débordante, qui déteste son beau fils et les accompagne partout sans trop en avoir envie tout en gardant bien ses sous près d’elle.

Le début m’a fait un peu sourire, je me disais que la montagne de clichés ne pouvais qu’être un prémisse à une intrigue du genre de l’enquête policière, qu’un des personnage allait sortir de son portrait caricatural… Mais je me trompais. Le roman entier est construit sur l’image du beauf’ grossier. J’imagine que dans son genre, ce récit doit être assez drôle, mais ce genre d’humour ne me convient pas, j’aime les lectures assez douces ou bien qui font réfléchir à la société, ici c’est beaucoup trop vulgaire à mon goût sans avoir vraiment d’intérêt si ce n’est dépeindre la misère émotionnelle et intellectuelle. Si je veux lire du vulgaire un peu glauque, je préfère me tourner vers du Bukowski et ses contes de la vie ordinaire qui font fonctionner les neurones et l’esprit critique – j’aime beaucoup cet auteur. Il y a uniquement mémé cornemuse que j’ai à peu près appréciée parce qu’elle s’écarte vraiment du cadre et qu’on ne sait trop si elle le fait exprès ou non, elle est un peu plus difficile à cerner.

Concernant la lecture en elle-même, elle est aisée, les chapitres sont très courts – trois à quatre pages chacuns – ce qui m’a permis de l’emporter un peu partout pour le lire dès que j’avais quelques minutes vacantes. On suit un peu chaque membre de la famille ce qui est un point positif à mon sens.

Vous l’aurez compris, je suis même un peu dure dans mes propos, je ne porte pas ce roman dans mon cœur. Je vous avouerais que j’ai un peu bloqué sur la lecture ensuite, il a fallu que je fasse une pause post-déception littéraire et que je change totalement de registre avec quelques manga pour me remettre à lire mes romans. En revanche je comprend qu’on puisse l’apprécier, l’humour utilisé est finalement assez passe-partout, il n’est simplement pas le miens et j’ai cru comprendre que c’était une lecture généralement appréciée.

Enfin, peut-être la seule phrase qui m’a en quelques sorte plu dans le récit – je me demande si ce n’est pas uniquement parce qu’il y le nom de Brel dans le paragraphe…

Ils en parlent : Je n’ai pas trouvé d’autre article.

“Brel aurait aimé ces gens-là. Les rois du camping-car, les beaufs à casquette Jupiler vautrés dans la merditude des choses. Les Alfonse, Josette et compagnie qui causent comme des charretiers et se lancent des gros mots à la gueule. Parce que la vraie obscénité n’est pas dans le vocabulaire. Elle est dans la violence gratuite. Dans ces trous-du-cul qui nous font gober n’importe quoi pour s’en mettre plein les poches. Dans ce putain de monde où tout part en couilles, où les riches se pavanent sur leur tas de pognon sans même jeter un regard à ceux qui crèvent la dalle. La grossièreté, c’est pas de causer comme un pilier de comptoir, mais c’est avoir un langage châtié et de foutre la planète en l’air en remplissant des piscines alors que des mômes meurent de soif.”


Les vacances d’un serial killer – Nadine Monfils
252 pages
édité par pocket en 2012

Image libre de droits et image personnelle

Propriété exclusive (OMPI)

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