Prenez soin du chien ~ J.M. Erre

Voici le troisième roman que j’ai reçu avec la Kube, pour le mois de juillet donc. Il ne correspondait pas du tout au genre de livre que je lis habituellement alors j’ai mis du temps à le commencer, j’avais beaucoup d’appréhension quant au fait que je l’apprécierai.

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« Rue de la Douce-Blette, Max Corneloup, auteur de romans-feuilletons, et Eugène Fluche, peintre sur coquilles d’œuf, habitent en vis-à-vis. Chacun suspecte l’autre de l’épier. La méfiance règne, d’autant plus que le voisinage n’est pas spécialement sain d’esprit. Sans compter les commérages de Mme Ladoux, la gardienne… Quand un cadavre est découvert, c’est une véritable psychose qui s’installe. Seraient-ils allés trop loin ? »

 

 

Dans ce roman, on s’immice dans la vie de plusieurs locataires vivant dans deux immeubles en  vis-à-vis, principalement Max Corneloup, Eugène Fluche et les deux concierges des lieux. C’est une histoire qui démarre plutôt sur un ton humouristique léger et relate les difficultés de voisinages des personnages et leurs querelles, puis très rapidement, prend un ton un peu plus noir, sinique et énigmatique.

J’ai apprécié ce changement car le début du livre était un peu trop léger à mon goût, bien-sûr, c’est totallement personnel, j’ai vraiment tendance à lire des romans tristes, mélancoliques, dramatiques ou horrifiants, rien de très gai en sommes. L’originalité de ce roman réside dans le fait qu’il est rédiger sous forme de journaux intimes des personnages, dans ce cas-ci, je trouve que c’est un plus qui permet de souligner les notes d’humours en accordant aux personnages un vocabulaire plus familier sans pour autant être vulgaire.

C’était une lecture qui m’a permit de décompressé un peu, pas un grand roman qui entrera dans mes favoris mais j’admets avoir sourit et rit en le lisant, ce qui était une bonne surprise étant donné ma première impression.

L’œuvre d’Eugène Fluche se compose de neuf cent quatre-vingt-dix-neuf pièces. Nombre immuable : ses nouvelles créations viennent en remplacer d’autres moins harmonieuses. Il aime le chiffre neuf ; sa sonorité si évocatrice, sa forme ovoïde, son équilibre instable. Comme l’œuf qui cherche en vain la stabilité de la sphère, le neuf n’atteint jamais l’équilibre du dix, pourtant si proche.

Le neuf est un chiffre métaphysique, sa matérialisation est l’œuf, l’enveloppe détentrice de l’influx originel, la gardienne du mystère primitif. Enfin, tout ça… c’est ce qu’Eugène Fluche a raconté à sa femme de ménage.

Lundi 18 septembre. Journal de Max Corneloup

Petit jeu culturel inspiré par mon vis-à-vis (à utiliser dans un feuilleton pour avoir l’impression de ne pas subir sa présence pour rien). Notons le thème du jour, bouleversant de poésie et d’une actualité brûlante : les adeptes de la peinture sur œuf. Attention, chers auditeurs, on se concentre et on coche les bonnes réponses :

Quel nom donne-t-on à ces passionnés ?

a : des ovopeintres

b : des têtes d’oeuf

c : des fissurées de la coquille

Quel est leur lieu de travail privilégié ?

a : une basse-cour

b : un asile d’aliénés

c : un appartement juste en face de chez moi

Que leur apporte l’exercice de cet art raffiné ?

a : beaucoup de ridicule

b : pas mal de cholestérol

c : les deux

Vous rencontrez un de ces ardents zélateurs. Votre devoir est de :

a : le fuir

b : le plaindre

c : l’achever

Je devrais lui envoyer ce petit test… C’est qu’il le mériterait l’animal… Ça ne lui suffisait pas de m’épier à longueur de journée, il a fallu qu’il engage ma femme de ménage ! Au secours ! Je sens la paranoïa qui pointe !

 

Photo pixabay et couverture

Propriété exclusive (OMPI)

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