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J’ai un parcours un peu atypique, depuis petite je souhaitais devenir vétérinaire équin, j’ai changé d’envie après une chute de cheval pendant ma première année de lycée. A partir de ce moment, je n’ai plus trop su ce que je voulais faire ou être, je pensais toujours au médical mais plus pour les chevaux. En terminal, j’entendais souvent que la psychologie c’était fait pour les littéraires, pas trop pour les scientifiques, j’ai donc choisi d’aller en faculté de médecine.

J’ai commencé mon parcours universitaire par une PACES, année pour laquelle j’ai déménagée en ville et durant laquelle je ne me sentais pas bien, je n’allais donc pas en cours. Autant dire que je n’ai pas continué même si je suis quand même allée passer les concours.

Je me suis réorientée en licence des sciences de la vie et j’y suis restée trois ans. La première année était plutôt variée, composée de biologie, de géosciences et de chimie, j’ai continué en seconde année de licence en intégrant une filière de biologie et de biochimie avec des enseignements en anglais pour me perfectionner. Cela m’a donnée l’occasion de partir à l’étranger pour ma troisième et dernière année de licence, je me suis donc spécialisée en physiologie humaine et en immunologie et j’ai passé mon cinquième semestre de licence à Montréal, une expérience géniale ! Je me suis débrouillée pour me dégotter un stage en laboratoire de recherche en santé en rentrant, que j’ai effectué en tant qu’option parmi mes cours du sixième semestre de licence. Super stage, très enrichissant, mais je ne suis pas passionnée, j’ai besoin de contact avec les patients, besoin d’un axe de réflexion plus large, d’un mélange de sciences dures et de sciences molles comme on dit.

Je suis retournée en PACES, qui sait, je m’étais peut-être trompée ? Non, non je ne m’étais pas trompée, la médecine ça ne me convient pas du tout, surtout pas le contexte. Je me suis alors renseignée, qu’est-ce que je peux faire qui puisse me permettre d’être proche des patients, d’allier soins et recherche… Au bout de six mois de faculté de médecine, je me suis réorientée en psychologie dès janvier.

Une révélation ! Une année express effectuée en six mois, mais ça vaut le coup, c’est ça que je veux faire, c’est sûr. Comme chaque année, je trouve un travail pour tout l’été et je prépare mentalement l’année scolaire qui arrive. Seconde année de psychologie, c’est passionnant,  je me trouve même un emploi – pour m’aider à payer mon loyer même si mes parents m’aident -, entretien chez les particuliers qui ont laissé l’annonce. Je vais aller chercher deux enfants à l’école, deux jours par semaine toute l’année scolaire, une petite fille de 4 ans et son grand frère de 8 ans qui a un trouble du spectre autistique. Tout se passe très bien, tellement, qu’ils me proposent même de participer un peu à sa prise en charge.

Vacance d’été, je trouve un petit stage en neuropédiatrie dans un CHU avec un neuropsychologue. Seconde révélation, je veux travailler auprès des enfants et des adolescents. Troisième année de psychologie, très stressée, mais tout se passe bien, je me mets en têt qu’il faut que je bétonne mon dossier pour candidater en master. Je continue de garder les enfants, je participe même aux réunions avec une éducatrice spécialisée en prise en charge ABA lorsqu’elles tombent les jours où je m’occupe des enfants. Je commence à faire du bénévolat dans un établissement accueillant des enfants avec des troubles du spectre autistiques, cette fois-ci, ils sont neuf et je dois aider les éducatrices sur le temps des repas et de la pause du midi, c’est génial ! Aussi je travaille pour l’Université, je me déplace sur les forums étudiants et dans les lycées pour informer les lycéens sur ma filière et sur la première année à la fac, je me sens dans mon élément.

Licence validée, je dois me trouver un master et une promesse de stage pour celui-ci ! Je fais mes candidatures, j’envoie mes demandes de stages (un peu partout où on peut trouver des psychologues travaillant avec des enfants). Après entretien, je suis prise dans mon université ! Après une rencontre, j’ai trouvé mon stage auprès d’une psychologue de l’éducation nationale pour tout mon premier semestre. A moi le master en psychologie de l’enfant et de l’adolescent, j’ai déjà hâte !


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